Une lettre de Marc GATINEAU sur l'Abeille noire :

Bo,jour, amis des abeilles,

Suite à l’article n° 393 du numéro 950 de l’@beille de France, septembre 2008, par lequel j’ai fait appel à des volontaires pour préserver l’abeille noire Apis melliféra melliféra. J’ai reçu  une véritable avalanche de réponses, et cela continu. C’est la preuve que l’idée était bonne et je suis maintenant convaincu d’aller de l’avant.  Je vous en remercie vivement au nom de l’abeille Française.

 Les anciens, dont je suis, appelaient cette abeille, l’abeille noire commune. A une époque plus ancienne, il n’y avait pas de pollution génétique due au commerce et à l’ignorance de la biodiversité.  Les abeilles, appelées « mouches à miel » donnaient satisfaction aux « mouchiers» et ces derniers respectaient l’abeille beaucoup  mieux qu’aujourd’hui, même si certains, à une époque  asphyxiaient des ruches fixes pour en récolter le miel, faute de connaissances et de matériel adéquat.

Je dois maintenant établir une liste de tous ceux qui m’adressent leur soutien et m’offrent leur participation. Cela peut demander quelques mois, mais permettra un bon départ pour le printemps. Notez qu’une adresse électronique n’indique pas votre département. Certains d’entre vous ont indiqués leur adresse et même des renseignements sur la flore et climat ce qui m’a permis d’avancer le travail.

Mon but, comme le savent les lecteurs de mon livre « L’apiculture telle que je l’aime et la pratique » est de travailler avec cette merveilleuse abeille que j’ai qualifié, il y a bien longtemps « d’abeille sans histoires » tant elle possède cette merveilleuse aptitude à ce maintenir seule en bon état. Fruit de la sélection naturelle, par une élimination draconienne par Dame Nature, de toute colonie qui ne se trouve pas en harmonie avec le milieu. Ce processus naturel, actuellement contrarié par l’homme, laisse  la survivance des colonies les plus aptes, parce qu’elles possèdent des petits plus, par exemple, posséder des aptitudes à mieux récolter dans une flore et un climat particuliers. Et aussi mieux résister aux maladies, aux prédateurs. Actuellement des colonies noires résistent parfaitement bien au varroa. N’allez pas chercher ailleurs ! Il faut être attentif à cela, et élever en tenant compte de se critère sélectif supplémentaire. On se doit de rétablir l’équilibre naturel. Puis laisser s’accomplir l’influence gènes/milieu.

En  un premier temps le travail de chacun consiste à recenser les colonies de race noire et d’observer leur comportement. On reconnaît une colonie bien adaptée à la flore et au climat au fait que cette colonie hiverne bien et donne du miel chaque année en plus de ses propres provisions, sans avoir à intervenir, notamment en ne distribuant pas de nourriture. Vous trouverez une aide importante dans mon livre: L’apiculture telle que je l’aime et la pratique ; tout particulièrement de la page 53 à 62.

Quand cela vous sera possible, dès à présent pour certains, vous pourrez m’adresser  le résultat de votre recensement. Vous pourrez éventuellement y ajouter des notes concernant la flore et le climat, afin de compléter les données de l’atlas climatique et agricole de la France (Direction de la météorologie) qui me donnent des renseignements intéressants pour le départ.

En un second temps, une fois la carte établie des biotopes pour notre pays, en même temps que des écotypes (sous-races géographiques) ; nous pourrons, nous échanger gratuitement du matériel génétique, des œufs, reines vierges et fécondées,  etc.

Plus nous seront nombreux, meilleure sera la défense et la préservation de l’abeille commune, sa restitution dans nos campagnes, tout en supprimant toute consanguinité. Il sera plus facile aux débutants de se procurer de bonnes abeilles dès le départ, ce qui fait actuellement cruellement défaut si j’en juge par l’abondant courrier que je reçois. Vous n’êtes pas convaincu ? Jetez un coup d’œil dans les petites annonces de nos revues et trouvez de la noire ! Evidemment, Il est plus facile, donc plus productif, de vendre de l’abeille à viande.  J’invite ceux qui sont déjà susceptibles de vendre des abeilles de race noire à se faire connaître, dès à présent, à notre toute nouvelle amicale. Il y a la un débouché certain pour qui voudrait commercialiser des reines, essaims nus et sur cadres ou barrettes. En ce qui concerne notre entraide, nos échanges, cela doit rester gratuit. 

Pour l’instant, Il n’est pas nécessaire de créer une association loi  1901, Une simple entraide amicale, sans contraintes, nul besoin d’assemblée générale, de conseil d’administration, de cotisations, ni de demandes de subventions. Que du bénévolat. Les résultats seront rapides. Il reste possible aussi de former une commission au sein d’un syndicat départemental, d’un GDSA, etc. A vous de jouer !

Dans l’immédiat, Je m’engage à coordonner et créer la banque de donnée pour l’ensemble de l’hexagone, afin de renseigner les apiculteurs en leur faisant connaître où ils peuvent trouver l’abeille  adéquat en race Melliféra.M . Race noire, abeille dite commune, la mieux adaptée à leur région. (à suivre). Soit chez un éleveur de la région, soit en entraide. N’hésitez pas à me donner votre point de vue. Bien amicalement, Marc Gatineau, apiculteur-éleveur professionnel, retraité. gatineau.marc@orange.fr  Site : www.apiculturegatineau.fr




Marc GATINEAU, Apiculteur, Le Bersac, 05700 SERRES. www.apiculturegatineau.fr  gatineau.marc@wanadoo.fr

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